Journée mondiale de prière pour les vocations – 3 mai

Dimanche 3 mai 2020, la journée mondiale de prière pour les vocations correspondra peu ou prou à la fin d’un long temps de confinement : temps de dessaisissement, de déplacement intérieur, de dépendance, de promesse aussi d’un monde nouveau qui pourrait advenir. Qui sait ? Ne vous donne-t-il pas le désir de prier davantage ? D’écouter davantage ce que le Seigneur veut dire à l’humanité qu’il aime ? D’écouter ce qu’il essaie de dire dans le secret du cœur de chacun ?

 


Parle Seigneur, ton Peuple t’écoute ! Après ces semaines si particulières et un avenir désormais incertain, notre cœur est peut-être, mystérieusement, davantage capable d’écouter la voix d’un Autre. Entrer davantage dans le projet de Dieu. C’est une décision d’abord personnelle.

C’est tout l’enjeu de la journée mondiale de prière pour les vocations de cette année : Se mettre en prière, tous ensemble, pour les vocations ! Rien de plus simple… rien de plus urgent. Dans le choix d’une vocation, quelle qu’elle soit, il s’agit d’abord de se disposer à écouter, puis de donner notre OUI : « Plus qu’un choix de notre part, la vocation est la réponse à un appel gratuit du Seigneur » rappelle François dans le message qu’il nous adresse pour cette 57ème JMV.

Cette réponse, ce dur labeur souvent, fait naitre en nous des sentiments divers : gratitude, courage, souffrance et louange. Le Pape François prend le temps de les décrire en commentant la scène évangélique de la tempête sur le lac de Tibériade (cf. Mt 14, 22-33). L’image de la traversée sur le lac évoque, en quelque manière, le voyage de notre existence : avec les craintes et les désirs qui les traversent. Qu’il est beau, enthousiasmant mais aussi parfois angoissant ce chemin pour répondre à notre vocation !

Prenez le temps de méditer avec les adolescents, les étudiants, tous les jeunes, sur chacun de ces mots proposés par le Pape : la gratitude devant l’initiative de Dieu car il passe vraiment dans notre vie. Le courage pour ne pas céder aux fantômes qui s’agitent dans notre cœur et qui nous font douter ; la souffrance – ou la fatigue dit François – car toute vocation porte sa part d’engagement et de don. Et enfin la louange : c’est elle la dernière parole de la vocation ! A l’image du comportement de la sainte Vierge Marie : « reconnaissante pour le regard de Dieu qui s’est posé sur elle, confiant dans la foi ses peurs et ses troubles, embrassant avec courage l’appel, elle a fait de sa vie un éternel chant de louange au Seigneur ».

Nous vous invitons donc à vous décider à prier les prochains jours pour vos proches dans la diversité des vocations, en particulier pour les jeunes qui sont à l’âge des choix. « La prière doit occuper une place très importante dans la Pastorale vocationnelle : elle constitue le premier service indispensable que nous pourrions offrir à la cause des vocations » nous rappelle François.

Vous allez découvrir la chaine de prière que nous vous invitons à vivre, dans une solidarité plus que jamais nécessaire entre générations et entre états de vie : tous sont nécessaires pour faire rayonner au milieu du monde la beauté du Christ Ressuscité ! Nous allons nous soutenir les uns et les autres. C’est un beau cadeau, à l’image de la solidarité et de la fraternité mises en valeur durant ce temps de confinement.

Nous nous portons mutuellement dans la prière car nous en avons tous besoin.

 

Bon dimanche des vocations !

P.Vincent Breynaert, directeur du SNEJV

 


 

Message du Pape François pour cette 57ème journée pour les vocations

 

 


Livret de prières à consulter en ligne

 


 

Les cahiers de Taizé “Va, je suis avec toi” (frère Luc) 

Méditation sur la vocation et la mission

Chaque récit de l’Évangile nous invite à accueillir plus consciemment le Christ qui frappe à ma porte aujourd’hui. La reconnaissance de sa présence ouvre la possibilité de faire vivre son espérance et de le servir dans mon prochain. Ces libre méditations de quelques figures évangéliques éclairent le don que fait Jésus à chaque personne qu’il rencontre. En peu de mots, en peu de gestes, il ouvre une perspective nouvelle, celle des Béatitudes.

 

 

Cahiers de Taizé n°25 – Va, je suis avec toi